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La Chine prévient qu'elle défendra ses intérêts alors que les États-Unis durcissent les sanctions contre l'Iran

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Les États-Unis ont élargi leur campagne économique contre l'Iran, et la Chine riposte. Pékin a déclaré qu'elle protégerait ses propres intérêts après que Washington a menacé d'isoler toute nation qui continuerait à faire affaire avec Téhéran.

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a qualifié cet effort de plus grande offensive financière jamais menée contre l'Iran. Il a déclaré que les États-Unis rompraient tous les liens économiques avec le pays. Il a également averti que toute nation s'associant financièrement à l'Iran serait également confrontée à l'isolement.

Un passage de la guerre à la pression économique

Le président iranien a déclaré vendredi que le monde avait approuvé la victoire du pays dans le récent conflit. Le vice-président américain, JD Vance, a qualifié la pression économique d'outil le plus efficace dont nous disposions.

Les États-Unis ont désormais évoqué la possibilité d'un blocus indéfini de l'Iran. Le conflit se concentre sur le détroit d'Ormuz, une voie navigable étroite qui transporte une grande partie du pétrole mondial. Des navires dans le détroit étaient visibles près de la plage de Bandar Abbas, en Iran, le 25 août 2026.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a qualifié la menace de nouvelles sanctions économiques américaines de désespérée. Il a insisté sur le fait que Téhéran ne céderait pas à la pression.

L'avertissement de la Chine

La Chine achète une grande partie du pétrole que l'Iran vend. La menace américaine d'isoler les nations qui font affaire avec Téhéran touche donc directement Pékin.

La Chine protégera ses intérêts légitimes, a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. La formulation était brève, mais le message était clair : Pékin ne suivra pas simplement l'exemple de Washington.

On ne sait pas encore si les États-Unis appliqueront ces mesures directement à la Chine. Une telle mesure pourrait approfondir les frictions entre les deux plus grandes économies mondiales et avoir des répercussions sur les chaînes d'approvisionnement mondiales.

Et maintenant ?

Les diplomates suivent de près deux questions. Premièrement, la Chine continuera-t-elle à acheter du pétrole iranien ? Deuxièmement, d'autres acheteurs comme l'Inde et la Turquie se conformeront-ils à la pression américaine ?

Les analystes affirment que cette campagne est un test pour savoir jusqu'où la diplomatie économique peut aller lorsque les options militaires ont été écartées. Pour l'instant, Téhéran affirme avoir gagné la guerre. Washington affirme que le combat financier ne fait que commencer.

Source : BBC News