Le Sénat fait avancer le paquet de réconciliation
Le Sénat a voté jeudi par 50 voix contre 49 pour faire avancer le projet de loi de réconciliation républicain, rejetant une tentative du chef de la minorité Chuck Schumer de renvoyer la mesure à la commission judiciaire. Schumer souhaitait retirer le libellé qui préserve le fonds de 1,8 milliard de dollars du président Donald Trump pour lutter contre l'utilisation politique du ministère de la Justice.
Le vote s'est strictement divisé selon les lignes de parti. Les républicains ont soutenu que ce fonds est nécessaire pour se protéger contre des poursuites à motivation politique. Les démocrates ont déclaré que ce fonds est une caisse noire qui pourrait être utilisée pour récompenser les alliés de Trump.
Le projet de loi élargit les réductions d'impôts et alourdit le déficit
Le projet de loi de réconciliation élargit les allègements fiscaux de la Chambre et introduit de nouvelles dispositions que les gardiens du budget estiment ajouter plus d'un trillion de dollars à la dette nationale. Le Comité pour un budget fédéral responsable a déclaré que le Sénat a pris un projet de loi qui empruntait déjà trop et a aggravé la situation.
La législation dilue les compensations censées financer les réductions d'impôts. Elle introduit également de nouvelles dispositions en faveur d'intérêts particuliers que les critiques jugent bénéfiques pour les donateurs fortunés et les grandes entreprises, au détriment de la discipline budgétaire.
Les enjeux politiques à l'approche des élections de mi-mandat
Le projet de loi de réconciliation est une priorité législative clé pour les républicains à l'approche des élections de mi-mandat de 2026. Les dirigeants du parti souhaitent concrétiser les réductions d'impôts et les priorités de dépenses pour dynamiser leur base. Les démocrates utilisent le débat pour attaquer les républicains sur la responsabilité budgétaire.
Le bon rapport sur l'emploi montrant 172 000 nouvelles embauches en mai donne aux républicains un argument pour parler de l'économie. Mais les préoccupations concernant l'inflation persistent, et 61 % des Américains interrogés ont déclaré avoir dû réduire leurs achats de produits d'épicerie, selon un sondage du New York Times.