Deux détroits, une crise
Le brut Brent a bondi de près de 5 % pour dépasser 95 $ le baril mercredi, son plus haut niveau en six semaines, alors que des perturbations simultanées frappent le détroit d'Ormuz et le détroit de Bab el-Mandeb. Seulement neuf navires ont traversé Ormuz mardi, une fraction du trafic normal, tandis que les rebelles houthis yéménites ont déclaré un blocus maritime sur l'Arabie saoudite, menaçant la route de la mer Rouge. Les analystes d'ING indiquent que les pétroliers se détournent déjà, rallongeant les trajets.
Les prix de l'essence grimpent, les coûts de la guerre s'alourdissent
Le prix moyen de l'essence aux États-Unis est monté à 4,06 $ le gallon, selon l'AAA. Depuis janvier, les prix du pétrole ont gagné plus de 55 %, effaçant la baisse consécutive au mémorandum États-Unis-Iran de juin. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a témoigné que la guerre en Iran a coûté 37,5 milliards $ à ce jour, alors que le Pentagone demande un budget de 1 500 milliards $ incluant 70 milliards pour le conflit.
Les marchés se préparent à une perturbation prolongée
Les analystes de MarineTraffic signalent de plus en plus de navires hésitant à s'approcher du golfe d'Aden. Le risque à Bab el-Mandeb se détériore rapidement. Avec les deux principaux goulets d'étranglement menacés et la diplomatie au point mort, les marchés énergétiques intègrent une période prolongée d'incertitude sur l'approvisionnement.