Le Congrès s'est engagé dans une bataille partisane sur la guerre en Iran cette semaine alors que les démocrates ont imposé des votes dans les deux chambres, cherchant à faire endosser aux républicains le coût croissant d'un conflit devenu profondément impopulaire auprès du public américain.
Les démocrates testent la résolution du GOP sur la guerre
Les dirigeants démocrates de la Chambre et du Sénat ont utilisé des outils procéduraux pour forcer des votes sur des résolutions liées au conflit iranien, pariant que cet exercice mettrait les républicains des circonscriptions indécises dans une position difficile. La stratégie a semblé fonctionner, plusieurs élus républicains exprimant publiquement leur malaise face à la trajectoire de la guerre. Les sondages montrent que le conflit a érodé le soutien à l'administration dans tous les partis, et les démocrates y voient leur arme de communication la plus puissante avant novembre.
Le projet de loi de dépenses fait face à des vents contraires
Le président de la Chambre, Mike Johnson, a poursuivi ses efforts pour élaborer un projet de loi qui financerait la guerre en Iran, fournirait une aide aux agriculteurs touchés par des conditions météorologiques extrêmes et intégrerait la poussée du président Trump pour de nouvelles exigences strictes d'identification des électeurs. La combinaison s'est avérée difficile à vendre, les républicains modérés hésitant face aux dispositions sur l'identification des électeurs et les conservateurs exigeant des réductions de dépenses plus profondes. Le chef de la majorité au Sénat, John Thune, fait face à ses propres défis pour faire adopter la législation à la chambre haute.
Les tarifs douaniers ajoutent une pression économique
La Maison Blanche a annoncé une nouvelle vague de tarifs douaniers sur 60 partenaires commerciaux, imposant des taux de 10 % à 12,5 % sur une large gamme d'importations. Cette mesure remplace les structures tarifaires précédentes et survient alors que la hausse des prix du pétrole due au conflit iranien aggrave les pressions inflationnistes. Les économistes ont prévenu que la combinaison de coûts énergétiques plus élevés et de nouveaux tarifs pourrait ralentir la croissance à l'approche de la saison électorale.