Un mois bien plus faible que prévu
L'économie américaine n'a créé que 29 000 emplois en septembre, a indiqué le Bureau of Labor Statistics. Les économistes interrogés par Dow Jones en attendaient environ 84 000. Le taux de chômage est passé de 4,1 % à 4,2 %, et le salaire horaire moyen n'a progressé que de 0,1 % sur le mois.
Le résultat est très loin des 162 000 emplois créés en août. Il s'agissait du dernier rapport mensuel sur l'emploi avant les élections de mi-mandat, ce qui a valu à ces chiffres une attention particulière à Washington.
Les embauches ont ralenti tout au long de l'année
La moyenne sur trois mois des créations d'emplois est tombée à 51 000. Il y a trois ans, lorsque la Réserve fédérale a commencé à baisser ses taux d'intérêt, cette moyenne était de 179 000. Une partie du ralentissement reflète la croissance plus faible de la population active, ce qui rend les gains d'emplois plus modestes moins inquiétants qu'ils n'en ont l'air.
Les licenciements et les taux d'embauche sont tous deux restés faibles, selon l'enquête Job Openings and Labor Turnover Survey. Cela indique peu de mouvements entre les emplois. La croissance des salaires s'atténue également, avec une hausse de 3,0 % sur un an contre 3,8 % un an plus tôt.
Les coûts pèsent toujours sur les ménages
Les prix de l'essence restent presque 50 % plus élevés qu'à la fin février, lorsque les États-Unis et Israël ont lancé la guerre contre l'Iran, selon NBC News. Les prix du diesel commercial sont environ 70 % plus élevés qu'au début de l'année. Ces coûts se répercutent sur le transport, l'agriculture et le commerce de détail.
Les économistes estiment que ce tableau mitigé laisse la Réserve fédérale face à un choix plus difficile. Un marché du travail qui se refroidit plaide pour des taux d'intérêt plus bas, tandis que des coûts énergétiques persistants incitent à la prudence. Les marchés surveilleront la prochaine lecture de l'inflation pour déceler des signaux sur l'orientation de la banque centrale.