Un accord que Téhéran voulait
Le président Donald Trump a rejeté samedi une proposition iranienne que Téhéran présentait comme devant rouvrir le détroit d'Ormuz en une semaine si les États-Unis en acceptaient les conditions. Trump a déclaré aux journalistes devant la Maison-Blanche que l'offre n'était pas suffisante, affirmant que l'Iran cherchait un accord parce qu'il perdait lourdement sous le blocus naval américain.
« Ils veulent conclure un accord et je pense que c'est très bien », a déclaré Trump avant de partir pour un match de football universitaire. « J'aimerais aussi conclure un accord. Mais cet accord ne serait pas acceptable. »
Les responsables iraniens avaient décrit le plan comme une trêve de courte durée qui mettrait fin au bras de fer en mer. Téhéran soutenait que l'arrangement pourrait rétablir le passage normal par la voie maritime en quelques jours si Washington acceptait ses conditions.
La pression en mer
Le détroit est l'étroit chenal entre le Golfe et le golfe d'Oman, et une large part du pétrole transporté par mer dans le monde y passe. Le blocus américain a réduit les exportations pétrolières iraniennes et fait grimper les prix de l'énergie, le brut se négociant près de 100 dollars le baril pendant des semaines.
Trump a déclaré que le blocus fonctionnait parce que les revenus iraniens avaient chuté fortement. Il a décrit l'armée américaine comme contrôlant la voie maritime et a répété que la pression se poursuivrait jusqu'à ce que Téhéran change de cap.
Négociations et missiles
Le président iranien a quitté New York après la réunion de l'Assemblée générale des Nations unies, ont rapporté les médias iraniens. Les réunions annuelles ont donné lieu à des contacts indirects entre Washington et Téhéran, mais n'ont produit aucune percée sur le détroit ni sur la guerre plus large.
L'Arabie saoudite a déclaré avoir intercepté un nouveau missile qu'elle attribue aux forces houthies soutenues par l'Iran dans le Yémen voisin, rappelant que le conflit plus large reste actif tandis que les négociations sont au point mort.
Pour l'instant, le trafic par Ormuz reste restreint, les assureurs continuent de facturer des primes de risque de guerre, et les deux camps semblent attendre que l'autre bouge en premier.