Le vote
Une commission du Sénat a voté aujourd'hui pour tenir le Dr Anthony Fauci pour outrage au Congrès. Le responsable de la santé à la retraite répondait à des questions sur son rôle dans la réponse initiale à la pandémie de Covid-19. Il a invoqué à plusieurs reprises le Cinquième amendement lors de l'audience.
La majorité républicaine de la commission a soutenu la citation pour outrage. Les républicains ont déclaré que Fauci avait refusé de répondre à des questions de base sur les décisions prises pendant la pandémie et sur l'origine du virus.
La défense de Fauci
Fauci a nié toute faute. Ses avocats ont déclaré que le Cinquième amendement était la seule voie sûre pendant que le ministère de la Justice continue d'examiner les documents connexes. Fauci a dirigé l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses pendant près de quatre décennies.
Il est devenu le visage public de la réponse américaine à la pandémie en 2020. Depuis, il est devenu une cible des critiques des conservateurs qui remettent en question ses décisions sur les masques, les confinements et les recommandations vaccinales.
L'audience elle-même a duré des heures. Les législateurs ont interrogé Fauci sur les messages initiaux concernant les masques et sur le financement de la recherche sur l'origine du virus. Fauci a refusé de répondre, invoquant son droit constitutionnel contre l'auto-incrimination.
La suite
La citation pour outrage est maintenant transmise au Sénat plénier. Un vote n'y est pas garanti. L'outrage au Congrès peut conduire à un renvoi pénal au ministère de la Justice, bien que de tels renvois aboutissent rarement à des poursuites.
Les démocrates de la commission ont qualifié ce vote d'exercice politique. Ils ont averti que tenir des scientifiques pour outrage pourrait décourager les experts en santé publique de coopérer avec le Congrès à l'avenir.
« Il s'agit de marquer des points, pas d'obtenir des réponses », a déclaré un sénateur démocrate lors de l'audience. Le président de la commission a défendu cette décision, affirmant que le Congrès a le devoir de tenir les responsables pour responsables. Le Sénat plénier n'a pas encore programmé de vote sur la citation.