Un incendie dans le complexe de Dhahran
Des missiles tirés par le mouvement houthi yéménite ont touché le siège de Saudi Aramco dans la ville orientale de Dhahran, selon deux responsables régionaux. Un incendie s'est déclaré dans une partie du complexe. La frappe a endommagé les bureaux du directeur général de la compagnie pétrolière nationale et d'autres cadres supérieurs, selon ces responsables, qui ont qualifié l'incendie de limité.
Aramco est la plus grande compagnie pétrolière du monde, et son complexe de Dhahran abrite une grande partie des opérations centrales du groupe. Les houthis avaient déjà demandé aux employés et aux civils proches des installations d'Aramco et des aéroports de partir, qualifiant ces sites de cibles légitimes.
Interceptions et blessés à Riyad
Quatre personnes ont été blessées dans la capitale saoudienne lorsque des débris de missiles interceptés sont tombés sur la ville, ont indiqué les autorités. Les houthis ont affirmé avoir visé l'aéroport international King Khalid et une raffinerie liée à Aramco à Riyad.
La coalition menée par l'Arabie saoudite a riposté par ses propres frappes. Son porte-parole a déclaré que des avions de guerre avaient frappé un dépôt de carburant près de Sanaa, la capitale tenue par les houthis. Plus tôt, le ministère de la Santé dirigé par les houthis avait annoncé que deux personnes avaient été tuées dans une frappe de la coalition sur une installation pétrolière près du port de Ras Isa, dans la province de Hodeida.
Les deux camps s'enlisent
Les houthis ont décrit ces tirs comme des représailles à ce qu'ils ont appelé l'agression saoudienne perfide contre Sanaa et d'autres régions. Le porte-parole militaire du groupe, Yahya Saree, a averti que toute nouvelle frappe sur la capitale entraînerait une réponse dure et douloureuse à Riyad.
Ces échanges font suite à une vaste offensive militaire lancée par le royaume il y a environ une semaine et demie pour soutenir le gouvernement yéménite internationalement reconnu. Le pays est divisé par la guerre depuis plus d'une décennie, et les deux dernières semaines ont rapproché les combats des infrastructures énergétiques des deux côtés de la frontière.
Le cabinet saoudien, présidé par le prince héritier Mohammed ben Salmane, a déclaré que les houthis assumeraient les conséquences de leurs récentes attaques. Le royaume a promis publiquement que les exportations pétrolières se poursuivraient, et les traders surveillent si les frappes touchent les terminaux de chargement de la côte du Golfe plutôt que les bureaux de la compagnie pétrolière nationale.